5e EDITION

C’est beau, une naissance…


La cinquième édition du Salon Emmaüs-Toulouse ouvrira ses portes ce dimanche 5 novembre. Les visiteurs viennent y trouver la bonne affaire, faire par cet achat acte de solidarité avec un mouvement qu’on ne présente plus. Mais savent-ils à quoi servent les recettes de ces salons? Reportage.

 

Trois mousquetaires… Patrick, la soixantaine débonnaire, les yeux clairs pétillants derrière  ses lunettes fatiguées, compagnon d’Emmaüs depuis une quinzaine d’années, installe les livres dans les rayonnages tout neufs avec la rigueur  d’un bibliothécaire. Manu, un jeune Camerounais arrivé à la communauté de Pamiers il y a deux ans, vient d’achever de trier et de mettre en rayon  tout un lot de chaussures. Il balaie le sol  – déjà étincelant… – avant l’ouverture au public. Voix douce, sourire éclatant, il dit qu’il aime bien que tout soit propre et accueillant – c’est  le compagnon référent, ici. Une radio musicale rythme ses efforts jusqu’à l’arrière du bâtiment,  où Momo décharge un lave-linge avec l’aide  de Yoan, un bénévole de Saint-Girons. Momo va  le vérifier. Responsable des meubles et de l’électroménager, cet expert vient de la communauté  de Saint-Gaudens. Yoann repart vers l’accès côté rue aider une dame à vider sa voiture…

 

Quand le nouveau bric-à-brac d’Emmaüs-Ariège  a ouvert ses portes à Saint-Girons mi-juin 2016, Manu et Patrick y travaillaient déjà depuis plusieurs semaines. Il a fallu vider et nettoyer cet ancien magasin de sanitaires, réfléchir à l’implantation  des différentes zones, commander des portants pour les vêtements à un atelier protégé voisin.  Ils ont pensé à des rayonnages solides – oh, rien  de bien luxueux : parpaings et planches. Ce souci d’économie, bien mis en œuvre, a créé un lieu propre et fonctionnel, où l’on retrouve cependant la diversité qui fait le charme des bric-à-brac d’Emmaüs. Aidée des groupes Emmaüs  de la France entière, la communauté de Pamiers  a fourni les premiers articles pour que les visiteurs trouvent leur bonheur dès l’ouverture.  Puis le stock local s’est constitué de lui-même, quand les habitants ont pris l’habitude d’apporter ce qu’ils voulaient donner. 

 

 

Installés dans un ancien presbytère à quelques kilomètres de la ville, les trois compagnons  ont été rejoints pendant l’été par quatre jeunes volontaires internationaux – les fameux camps d’été d’Emmaüs – qui leur ont prêté main forte.

 

Après six mois, l’essai est transformé :  le bric-à-brac dégage suffisamment de recettes pour faire face aux besoins. 


C’est qu’il y en a… Il faut loger, nourrir, vêtir les compagnons, leur verser leurs allocations (et les cotisations sociales afférentes), accueillir les volontaires, payer l’entretien des locaux (logement et bric-à-brac), leurs loyers et leurs charges fiscales, provisionner les frais d’accueil d’urgence (le 115), acheter  et entretenir un camion pour les collectes, accueillir de nouveaux compagnons, salarier  le responsable de la nouvelle communauté…

 

Autant de frais que les recettes des salons précédents ont permis de couvrir pendant  cette période d’essai. Quand on entend parler  de “nouvelles places”, on pense le plus souvent  à la construction de logements aux normes.  

 

En réalité, il s’agit plutôt de mettre en place  une structure solide et autonome, viable économiquement, capable à son tour d’accueillir les plus démunis… et, bien sûr, de faire construire ou réhabiliter des logements décents. C’est ainsi que le bric-à-brac de Pamiers a vu le jour en 2000. A son tour, il a essaimé à Lavelanet  en 2007, puis en 2016 à Saint-Girons, en s’appuyant sur l’argent récolté collectivement lors des salons régionaux. C’est d’ailleurs parce qu’ils sont conscients de l’importance de cet enjeu  que les compagnes et les compagnons de toutes les communautés participantes au salon  s’y investissent aussi généreusement. Grâce à eux,  des milliers de visiteurs ont trouvé leur bonheur  et leurs achats ont alimenté le fonds commun  de solidarité. Et aujourd’hui, le bail de Saint-Girons  est reconduit, la communauté pérennisée.

 

C’est cela, acheter utile et solidaire. 

Quand ?

Dimanche 5 Novembre 2017 

Ouverture au public de 10 h à 18 h

Entrée : 1 euro solidaire
 

Qui ?

Imaginé et promu par l'ensemble des groupes Emmaüs de la région, le salon est administré

par Emmaüs-Toulouse,

qui regroupe les trois sites communautaires

de Labarthe-sur-Lèze,

d’Escalquens

et de Saint-Jory.

 

Actualités

Retrouvez les groupes Emmaüs

du bassin toulousain au Parc

des expositions de Toulouse

le Dimanche 5 Novembre 2017 !

 

Venez voir aussi :
emmaus31.org

emmaus-france.org 

emmaus-international.org

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